Colloque annuel de l’AFGE - Comportement éthique et Code de bonne conduite

23/10/2017 | EIFR

L’objet du colloque annuel de l’AFGE est de favoriser le dialogue et de permettre un échange fructueux entre les entreprises, les émetteurs et les investisseurs institutionnels, leurs actionnaires de référence sur ce thème d’actualité : « Comportement éthique et code de bonne conduite ». Nous avons réuni deux panels de 6 orateurs chacun, respectant la parité, des experts, ainsi que des responsables d’entreprise et de fonds d’investissement. L’AFGE a présenté dans les dernières Lettres trimestrielles des analyses et des propositions recommandant aux entreprises d’effectuer cette nécessaire mutation et un changement de comportement des dirigeants et des collaborateurs, afin de faire face aux nouveaux défis et aux nombreux risques souvent imprévisibles. 1 Ces nouveaux défis sont au nombre de cinq : 1° le passage à l'économie numérique ; 2° la transition énergétique et les recommandations de la COP 21 ; 3° la révolution des NTIC et les applications industrielles des neurosciences ; 4° la croissance exponentielle des réseaux sociaux, des lanceurs d'alerte et du risque de réputation en résultant ; 5° le retour en force de la morale, avec l'intégration des principes éthiques et de l'ESG dans les comportements, dans l'élaboration d'une stratégie et la prise de décision, avec l'adoption d'un code de bonne conduite conforme à la responsabilité sociale et au respect des parties prenantes, notamment. Chacun de ces défis génère non seulement des opportunités de marché, des innovations, de la création de valeur, mais aussi des risques. Ce colloque vous propose de débattre autour du 5ème défi, qui nous concerne au plus haut point, surtout dans le contexte politique des démocraties occidentales en pleine mutation. Pour permettre aux entreprises de faire face à ces nouveaux défis et à ces nombreux risques, le dialogue actionnarial s'impose dès maintenant. Cette nécessité a été rappelée à plusieurs reprises par les investisseurs institutionnels lors de la conférence annuelle de l'ICGN à San Francisco de juin 2016. BlackRock notamment, souhaite que soit maintenu un dialogue régulier avec les sociétés, au niveau des mandataires sociaux, des présidents de comité spécialisé du Conseil, de l'administrateur référent, des membres du Comité Exécutif. Les investisseurs institutionnels anglo-américains et européens sont soucieux de créer des relations de confiance de long terme avec les sociétés de leur portefeuille, afin de soutenir les dirigeants pour une gestion saine et pérenne de l'entreprise, les aider, tout en les contrôlant, à relever les défis et à maîtriser les risques ; la responsabilité fiduciaire des émetteurs et des investisseurs est partagée. Voilà l’objectif de cette conférence. L’Ethique, une valeur cardinale et consubstantielle de l’activité des acteurs économiques, est promue depuis longtemps par l’EIFR, partenaire de l’AFGE dans l’organisation de cette conférence. Si elle peut incontestablement être un élément de communication, l’éthique est surtout garante de la recherche d’une forme d’optimum collectif pour l’entreprise et son environnement. L’éthique est également outil d’efficacité pour motiver et fédérer les salariés autour d’un projet commun, mais aussi pour rassurer les partenaires commerciaux et les régulateurs sur la rigueur comportementale des dirigeants et du personnel. Le comportement éthique permet de conserver la confiance des actionnaires et des investisseurs. Pour autant, l’éthique ne se décrète pas. Avant d’être collective, son application est nécessairement individuelle, dans l’activité quotidienne comme dans certaines situations spécifiques. Le comportement éthique est largement un choix individuel qui n’a pas nécessairement besoin d’être codifié. Mais la culture de l’éthique dans une organisation peut aussi être stimulée, organisée et entretenue. C’est l’objet des codes de bonne conduite ou chartes d’éthique, ou autres standards éthiques, mis en place au niveau de l’entreprise, du secteur ou de façon plus transversale, éventuellement après validation d’instances de régulation. Voilà des sujets qui devraient alimenter les débats avec les participants à la conférence.