Garantie des dépôts : Convergence en Union européenne ? avec Thierry Dissaux

Matinale EIFR - Labex ReFi


                                                              

Présentation

Intervenant :

Thierry DISSAUX, Président du Directoire, Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) et Président de l’Association Européenne des Assureurs-Dépôts (EFDI)

L’Union bancaire est déjà une avancée importante pour améliorer la résilience de la zone euro et donc son degré de confiance. Seulement cette Union n’est pas achevée. Un des piliers clefs, après le chapitre de la résolution, est le fonds de garantie des dépôts. Là encore l’hétérogénéité de la problématique entre les pays à risques et ceux à moindres risques est forte comme l’est aussi le degré de crédibilité / efficience des dispositifs nationaux en place. Une approche proposée en novembre 2015 par la Commission européenne est la mise en place progressive d’un système de garantie des dépôts européen (EDIS), avec une convergence progressive des systèmes nationaux et une mutualisation complète à l’horizon 2024.

Quels sont les risques que porte le système bancaire auxquels le fonds de garantie européen pourra répondre mieux que les fonds nationaux? Quelles sont les difficultés soulevées par ce projet de convergence? Sur le plan financier, s’il est réaliste de penser que le système français couvre les besoins, le surcoût d’un système intégré se justifie-t-il? Comment aussi les pouvoirs d’intervention préventif du FGDR, les plus efficaces en matière d’intervention bancaire, peuvent-ils être maintenus? Comment enfin le message de l’intégration et du déplacement des ressources au niveau européen peut-il être perçu par les déposants?  

Thierry DISSAUX se propose de faire le point sur ces évolutions, et sur la position des différents partenaires de la France au sein de l’eurozone. Thierry DISSAUX est Président du directoire du Fonds de garantie des Dépôts et de Résolution. Il a pris en septembre 2016 la Présidence de l’EFDI, l’European Forum of Deposit Insurers. Il était jusqu’en 2010 conseiller spécial pour les affaires financières auprès du directeur général du Trésor.